L’augmentation mammaire est une intervention chirurgicale visant à augmenter le volume des seins et à les symétriser, ce que l’on appelle communément un “relookage des seins”. Le terme de symétrisation fait référence à la tentative d’harmoniser deux seins de taille, de forme ou de volume différents, ce qui crée un effet inesthétique. L’opération d’augmentation mammaire doit être préparée de manière personnalisée, après une série d’examens médicaux et de contrôles, afin que le chirurgien et la patiente aient une idée claire du résultat souhaité. Essayons d’approfondir le sujet, de comprendre en quoi consiste cette opération, comment elle est réalisée, quelles sont les informations dont le patient a besoin et quelles sont les éventuelles contre-indications.

Augmentation mammaire : types d’intervention

La chirurgie d’augmentation mammaire peut être réalisée à l’aide d’implants mammaires ou par la technique dite du lipofilling. Cette technique, que nous aborderons plus tard dans un article dédié, consiste en une auto-transplantation de graisse prélevée sur le patient et utilisée comme alternative aux implants.

Augmentation mammaire : quelle est la procédure ?

La chirurgie d’augmentation mammaire est réalisée sous anesthésie générale ou régionale, avec ou sans sédation. Il est préférable de réaliser cette opération sous anesthésie générale, qui est plus sûre pour le patient et dont les suites opératoires sont moins douloureuses. En fonction de la nature de l’opération et des caractéristiques anatomiques du patient, les éléments suivants doivent être pris en compte :

  • Où pratiquer l’incision pour l’insertion des implants mammaires. Dans ce cas, il existe 3 possibilités : au niveau du pli sous-mammaire (sous le sein), au niveau de l’aréole (autour de l’aréole du mamelon), sous l’aisselle ;
  • Où implanter la prothèse. Il existe ici trois options : subglandulaire (sous la glande mammaire), sous-musculaire (sous le muscle pectoral), double plan (la partie supérieure de l’implant est couverte par le muscle pectoral, la partie inférieure est couverte uniquement par la glande). L’auteur préfère la technique du double plan car elle présente tous les avantages de la rétromusculaire, rendant les profils de la prothèse moins visibles et perceptibles au toucher, sans être aussi invasive qu’une rétromusculaire pure ;
  • Quel type de prothèse utiliser.

Comme il n’existe pas de procédure standard pouvant être appliquée dans toutes les situations, il s’ensuit que la chirurgie d’augmentation mammaire doit être étudiée de manière dédiée et personnalisée, afin d’établir le type d’intervention, l’incision, les implants, la forme et la taille souhaités.

Quand pratiquer une chirurgie d’augmentation mammaire

L’augmentation mammaire est recommandée en cas de seins sous-développés ou de seins dont le volume et la forme ne s’harmonisent pas avec le physique et les goûts de la patiente.

Des seins sous-développés, des seins de petite taille, des seins asymétriques ou des seins dont la forme n’est pas très gracieuse, ou en tout cas pas appréciée par la patiente, sont les raisons les plus courantes qui motivent la décision de recourir à une opération d’augmentation mammaire qui, nous le rappelons, est de toute façon une intervention chirurgicale.

Le conseil que nous souhaitons donner aux femmes intéressées par une augmentation mammaire est de ne pas viser un résultat excessif, non adapté à leur physique, avec le risque de paraître moins harmonieuse.

Augmentation mammaire : préparation à l’opération

L’opération d’augmentation mammaire doit être préparée avec soin et attention, car il s’agit à toutes fins utiles d’une opération chirurgicale qui, bien que désormais très répandue, n’en est pas moins légèrement invasive.

Avant d’entrer dans la salle d’opération, une série d’examens médicaux et diagnostiques sont nécessaires, à réaliser dans les mois et les semaines précédant l’opération.

Des analyses de sang de routine, un électrocardiogramme et une échographie mammaire, avec éventuellement une mammographie si la patiente a plus de 40 ans, sont nécessaires.

Des examens complémentaires peuvent être nécessaires en fonction de l’état clinique du patient.

Un certain nombre de médicaments doivent être arrêtés :

  1. Évitez d’utiliser des médicaments ayant un effet sur la fonction plaquettaire, c’est-à-dire l’aspirine et les fans (médicaments anti-inflammatoires et analgésiques couramment utilisés) ;
  2. En cas d’utilisation de médicaments anticoagulants ou antiplaquettaires (coumadine, plavix, tiklid, etc.), le chirurgien et l’anesthésiste doivent être informés afin de pouvoir les interrompre ou les remplacer ;
  3. arrêter le traitement hormonal substitutif ou l’utilisation de contraceptifs oraux au moins 1 mois avant (ces médicaments sont associés à un risque accru de thrombose).

La veille de l’opération, le corps doit être soigneusement nettoyé, les ongles des mains et des pieds coupés, le maquillage et le vernis à ongles complètement enlevés, et les aisselles rasées.

Comme pour les autres interventions chirurgicales, il est important que vous ne consommiez pas d’aliments solides ou de liquides dans les 6 heures précédant l’opération.

Votre chirurgien peut vous demander de porter un certain type de soutien-gorge, semblable à un soutien-gorge de sport, avec une ouverture sur le devant, non rembourré, pendant environ 1 mois.

Augmentation mammaire : implants mammaires

Les implants mammaires constituent la base de la chirurgie d’augmentation mammaire, à l’exception de la technique du lipofilling, que nous avons évoquée au début de cet article.

Les implants mammaires diffèrent essentiellement par leur forme et leur taille, et par le fait qu’ils soient “texturés” ou non.

Implants mammaires : ronds ou anatomiques

Le choix se porte généralement sur les implants ronds, car ils présentent moins de risques de rotation, tandis que les implants anatomiques sont indiqués pour les interventions sur des patientes particulièrement minces, aux seins petits et hypotrophiques.

La dernière génération d’implants ronds est également appelée “ergonomique”, car elle offre le même résultat que les implants anatomiques, sans le risque de rotation.

En plus de la forme, nous avons mentionné que les implants mammaires peuvent être texturés ou non.

En général, il y a une préférence pour les implants microtexturés, qui provoquent moins d’inflammation et, par conséquent, moins de séromes, de contractures et d’autres complications dans la période postopératoire.

Implants en silicone : caractéristiques et utilisation

Les implants mammaires les plus utilisés dans le monde sont ceux à base de silicone.

Le silicone est composé de silicium et d’oxygène et est utilisé dans le domaine médical depuis des décennies pour fabriquer, par exemple, des cathéters et des revêtements pour les pacemakers.

Le choix de la prothèse est de la responsabilité du chirurgien, qui évaluera la meilleure solution en fonction de l’opération à réaliser et du résultat à obtenir.

Les implants mammaires en silicone sont-ils cancérigènes ?

Aujourd’hui, environ 3 millions de femmes dans le monde portent des implants en silicone depuis plus de 30 ans.

Pendant un certain temps, en 2006, l’utilisation des implants en silicone a été suspendue aux États-Unis parce qu’on les soupçonnait d’être associés au cancer du sein.

En réponse à l’alarme lancée à l’époque, des enquêtes approfondies ont été menées, qui ont montré qu’il n’y avait pas de corrélation directe entre la présence d’un implant en silicone et l’apparition d’une tumeur mammaire, ni d’autres maladies auto-immunes.

Chirurgie d’augmentation mammaire : évolution postopératoire

L’opération d’augmentation mammaire dure en moyenne de 1 à 3 heures, selon le type d’insertion d’implant effectué. Des drains peuvent être placés, généralement sur le côté de la cicatrice, qui doivent être retirés dans les 24-48 heures.

Dans les jours qui suivent la convalescence de l’augmentation mammaire, il est conseillé de porter un soutien-gorge de maintien spécial, afin de maintenir la compression sur les seins et de favoriser la cicatrisation, de réduire la douleur et d’éviter la formation d’hématomes ou de séromes et de réduire les saignements dans les premières heures.

Pendant environ 1 mois, il est important de se reposer, d’éviter le stress et les mouvements inhabituels, et l’activité physique est interdite.

Après environ 15 jours, il est possible de reprendre des activités physiques comme le vélo et la marche, l’important étant de ne pas faire trop de mouvements et d’efforts avec les bras pour éviter le déplacement des implants.

Augmentation mammaire : complications possibles

Comme toute intervention chirurgicale, la chirurgie d’augmentation mammaire peut entraîner des complications éventuelles.

Voyons ensemble quelles sont les principales complications possibles après une opération d’augmentation mammaire, bien qu’elles soient très rares :

  • Des saignements
  • Hémorragie ;
  • Sérome ;
  • Infections ;
  • Nécrose de la peau ;
  • Réouverture de la plaie ;
  • Asymétries.
  • Déplacement des prothèses ;
  • Rotation de l’implant (uniquement pour les implants anatomiques).

Le risque de rupture des implants mammaires est très rare, mais peut survenir à la suite d’un traumatisme local, d’un accident, ainsi que de leur déplacement, rotation et renversement.

En cas de rupture spontanée des implants, ceux-ci sont généralement couverts pendant au moins 10 ans par la garantie du fabricant.
Augmentation mammaire : cicatrices

L’une des préoccupations les plus courantes des femmes qui subissent une opération d’augmentation mammaire est la nature et la taille des cicatrices.

Il convient de rappeler que, pour insérer l’implant mammaire, une incision doit être pratiquée sous le sein, sous l’aréole du mamelon ou sous le sillon axillaire.

Inévitablement, une incision produit une cicatrice, mais nous pouvons rassurer nos lecteurs en soulignant que la position de l’incision et la taille de la coupe sont faites de manière à essayer de rendre la cicatrice presque invisible.

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